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 Une sélection (cliquez sur les flèches pour un accès direct)

=►    ¡Tango!   1933

=►    Los tres berretines     1933

=►    Noches de Buenos Aires     1935

=►    El alma del bandoneón     1935

=►    Los muchachos de antes no usaban gomina     1937

=►    Melodías Porteñas     1937

=►    Asi es el tango     1937

=►    La vida es un tango     1939

=►    Gente bien     1939

=►    Carnaval de antaño     1940

=►    El astro del tango     1940

=►    La Cumparsita     1947

=►    A Media Luz     1947

=►    El Tango vuelve en Paris     1948

=►    Mis cinco hijos    1948

=►    Pobre mi madre querida    1948

=►    La Rubia Mireya    1948

=►    La historia del tango     1949

=►    Alma de bohemio     1949

=►    Arrabarela     1950

=►    La barra de la esquina    1950

=►    Con la musica en el Alma     1951

=►    Derecho viejo     1951

=►    La parda flora     1952

=►    Por cuatro dias locos     1953

=►    Mercado del Abasto     1955

=►    Detrás de un largo muro     1958

=►    Nubes de humo     1958

=►    Del cuple al tango     1959

=►    Un guapo del 900     1960

=►    Amor en la sombra     1960

=►    La Calesita     1963

=►    Buenas noches Buenos Aires    1964

=►    Solamente ella   1975

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¡Tango!

Luis Moglia Bartth, Argentine, 1933

Musique : Roberto Firpo, Homero Manzi, Sebastián Piana, Rodolfo Sciammarella and Freddy Scorticati

avec : Libertad Lamarque : Elena / Pepe Arias : Pepe el Bonito /  Tita Merello : Tita Alberto / Alberto Gómez : Alberto

Danseurs : Ovidio José Bianquet " El Cachavaz" et Carmencita Calderon

Histoire d'un jeune homme abandonné par sa petite amie, séduite par un homme plus vieux et plus riche, histoire entrecoupée de nombreux chants et morceaux de tango. Elle se termine par la Milonga del 900, chantée par le héro, et ces derniers vers :

"La quiero porque la quiero Y por eso la perdono; No hay cosa peor que un encono Para vivir amargao... / Je l'aime, parce que je l'aime, et c'est pourquoi je lui pardonne, rien n'est pire que la rancœur pour continuer à vivre dans l'amertume." Paroles d'Homero Manzi, musique de Francisco Canaro, et popularisé par Carlos Gardel.

¡Tango! est le premier film parlant argentin, parlant de tango, et un des tout premiers sonorisé, deux films seulement avant lui ayant utilisé le procédé Vitaphone.

Un film mais aussi un document historique ! ... En une heure et quart, on peut entendre et voir  Libertad Lamarque, Alberto Gómez, Azucena Maizani, Mercedes Simone, Tita Merello, et jouent dans ce film les orchestres de Juan d'Arienzo, Juan de Dios Filiberto, Edgardo Donato, Osvaldo Fresedo, et Pedro Maffia ! Jamais dans l'histoire du cinéma une telle réunion n'aura plus lieu !

Perle dans ce film : une démonstration mythique d'El Cachavaz, et un bel exemple de cabeceo (le deuxième coup de tête, et non le premier).

Incontournable !

        

              

                

El Cachavaz !

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Los tres berretines

John Alton, Argentine, 1933

Musique : Enrique Delfino

avec : Luis Arata / Luis Sandrini /  Luisa Vehil

Les trois "berretines" sont trois passions considérées comme futiles, le Tango, le Football, et le Cinema, qui obsèdent une famille de la classe moyenne. Seul le père se plaint que ces trois passions ont une influence néfaste, mais il y succombe à son tour à la fin du film.

Il aurait pu être le premier film sonore argentin, contenant et parlant du tango, mais  ¡Tango! est sorti la même année ... une semaine avant.

C'est aussi la première apparition d'Anibal Troilo, un des thèmes du film étant la création du thème "Arana la cana", interprété par Luiz Dias.

On retrouve avec bonheur, Osvaldo Fresedo.

   

                

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   Noches de

        Buenos Aires

Manuel Romero, Argentine, 1935

Musique : Alberto Soifer

avec : Fernando Ochoa / Tita Merello / Severo Fernández / Irma Córdoba

Une intrigue tournant autour d'une histoire d'amour, et d'une enquête policière au sujet d'un meurtre dans un théâtre.

Ce film vaut surtout par la présence de Tita Merello, et par une séquence augurant du tango de scène et des grands spectacles de danse.

   

                

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  El Alma del Bandoneon

Mario Soffici, Argentine, 1935

Musique : Enrique Santos Discépolo

avec : Libertad Lamarque, Santiago Arrieta, Domingo Sapelli et Dora Davis.

Un homme riche de la campagne envoie son fils à la ville pour étudier mais le garçon se dédie au tango, et le fermier s'oppose à ce que son fils ait des relations avec le tango et sa culture malgré le fait que sa plus grande aspiration est d'être compositeur. Il tombe amoureux d'une jeune fille qui veut triompher dans le chant. Le couple consent d'énormes sacrifices et doit traverser de dures épreuves...

Un des sujets de ce film est aussi la popularité et le rôle de la radio dans la diffusion de la culture populaire, la scène choisie montre le chanteur interprète Cambalache en studio, et que les auditeurs l'entendent dans leur maison, l'oreille collée au récepteur.

   

                

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Los muchachos de antes no usaban gomina

Manuel Romero, Argentine, 1937

Musique : Alberto Soifer

Avec : Florencio Parravicini : Ponce / Mocho Mecha Ortiz : La Rubia Mireya / Santiago Arrieta : Alberto Irma Córdoba : Camila Peña

Influencé par son père un jeune de bonne famille casse avec sa promise pour se marier avec une fille de la haute société. Plus tard, marié, vieux et dans l'ennui, il se remémore avec mélancolie cette époque.

C'est une belle évocation du Buenos Aires du début du vingtième siècle, et une belle interprétation du personnage de la Rubia Mireya, interprétée par Mecha Ortis.

La reconstitution de chez Hansen est, elle, assez fantaisiste...

Hugo del Carril, qui sera producteur, chanteur, acteur, joue dans ce film, le rôle du chanteur et interprète "Tiempos Viejos" de Francisco Canaro et Manuel Romero.

Le film sera repris en 1969. La séquence choisie dans la version de 1937, montre une milonga dansée.

           

                

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Melodías porteñas

Luis José Moglia Barth, Argentine, 1937

Scenario : Luis José Moglia Barth et Enrique Santos Discépolo sur une idée de René Garzón

Musique : Juan D'Arienzo, Enrique Santos Discépolo, José Vázquez Vigo

Avec : Rosita Contreras / Enrique Santos Discépolo / Amanda Ledesma

Un publicitaire, un pianiste et le directeur artistique d'une radio sont suspectés d'avoir blessé et séquestré une chanteuse dans un studio de radio sur le déclin.

A noter la présence d'Alberto Echagüe, principalement connu comme chanteur dans les orchestres de Juan D’Arienzo et d' Ángel D'Agostino.

Il interprète le tango Melodía porteña, écrit la même année, paroles et musique d'Enrique Santos Discépolo. Il y produit, également écrit pour le film, le tango  " Condena " .

     

                

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Asi es el tango

Edouardo Morena, Argentine, 1937

Bande originale : Edgardo Donato, Elvino Vardaro, Julio de Caro, Juan Carlos Cobián, Francisco Canaro, Ciriaco Ortiz

Avec : Tita Merello et Tito Lusiardo

Deux femmes trompées par leur maris, trament leur vengeance, prétexte à une comédie où défilent les séquences musicales.

Edouardo Morena, adapta, pour son scénario, une Seinete de même nom, écrite par Florencio Chiarello.

On voit, sur la photo ci-dessous, à droite, un violon muni d'un cornet, instrument introduit en 1918 par Pepino Bonano, puis repris par Julio de Caro.

Tito Lusiardo, dans ce film, danse un Candombe enchaîné avec quelques tangos dans différents styles correspondant à différentes époques.

Tita Merello nous enchante avec le tango "Gato".

         

                

                

                

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La vida es un Tango

Manuel Romero, Argentine, 1939

Musique : Samuel Castriota, José Padilla, Enrique Santos Discépolo, Alberto Soifer, Alberto Vacarezza, Pascual Contursi, Enrique Delfino, Manuel Romero

Avec : Florencio Parravicini, Tito Lusiardo, Hugo del Carril

Une romance, passant de l'argentine à Paris, et New-York, entre un jeune homme et une jeune femme qui, tous les deux, veulent triompher dans le tango.

La bande son est exceptionnelle dans ses choix et de par ses auteurs ; la reconstitution de l'ambiance des années 1900 est marquée par quelques détails significatifs, dont la reconstitution de l'ambiance d'un café-théâtre de cette époque,  sans doute le "Concierto Variété" du quartier de Congreso ; la scène ci-dessous choisie, se déroulant à Paris, met, elle, en exergue quelques pratiques et aprioris culturels de l'époque, dont on pourrait dire qu'ils sont encore aujourd'hui, quelque peu d'actualité...

     

                

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Gente bien   1939

Manuel Romero, Argentine

Musique : Francisco Canaro, Juan D'Arienzo, Héctor Quesada, Tito Ribero, Alberto Soifer.

Avec : Amalia Bernabé, María Esther Buschiazzo, Miguel Caló, Hugo del Carril, Delia Garcés, Tito Lusiardo, Nathán Pinzón

Une mère célibataire qui cherche en vain un travail pour élever son fils qu'elle a eu avec un aristocrate (Enrique Roldán) qui l'avait séduite, est aidé par un chanteur (Hugo del Carril), un chef d'orchestre (Tito Lusiardo) et un chansonnier américain (June Marlowe), qui lui obtiennent un abri dans la pension où ils vivent.

Outre la bande son, ce film présente un intérêt sociologique, présentant fort bien la condition de la femme à l'époque concernée. Il fut étudié sous cet aspect, par l'université de sociologie, en Argentine, ce travail ayant donné lieu à publication : " Cine e imaginario social ", compilado por Fortunato Mallimacci e Irene Marrone

       

Dans ce premier clip on y voit que la milonga a des difficultés à s'imposer dans les salons

                

Dans ce second clip on y voit la milonga triompher

                

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Carnaval de antaño

Manuel Romero, Argentine, 1940

Musique : Alberto Soifer

Avec : Florencio Parravicini / Sofía Bozán / Sabina Olmos / Charlo

Une aimable évocation des carnavals de 1912 et 1940, articulée autour d'une comédie sentimentale.

L'intérêt de ce film est surtout lié à la prestation de  Sofía Bozán qui chante et danse ensuite avec El Cachavaz, sur Don Juan en version tango-milonga. On peut y remarquer que son style, et surtout sa tenue corporelle, y sont fort différents de ceux qu'on lui connait généralement en tango.

" ¿Te acordás del carnaval de 1912, que tallaba en el Pigall la patota de los Posse? ¿Te acordás de aquel festín en aquel peringundín, allá por Rodríguez Peña, que acabó con botiquín? ¿Y la biaba que cobró aquel pobre cocoliche que tocaba el acordeón en la puerta de un boliche? ¡Qué lindo tiempo aquel!
¡Qué lindo carnaval!
"

" Tu te souviens du carnaval de 1912, que la bande de chez Posse avait main mise sur le Pigall (cabaret) ? Tu te souviens de ce festin dans ce bordel, aux environs de Rodríguez Peña, qui a fini avec la boîte à pharmacie ? Et la gifle qu'a reçu ce pauvre italien qui parlait son jargon (le cocoliche), il jouait de l'accordéon devant la porte d'un bar ? Quelle belle époque ! Quel beau carnaval ! "

     

        

                

El Cachavaz !

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El astro del Tango

Luis Bayón Herrera, Argentine, 1940

Musique : Miguel Caló / Luis Rubinstein / Rodolfo Sciammarella

Alberto Soifer / Juan de Dios Filiberto

Avec : Hugo del Carril / Amanda Ledesma

Une histoire d'amour entre un chanteur de tango et une jeune femme de bonne famille, et ses répercussions sur le cercle familial et de ses relations.

Quatre musiciens d'exception, Miguel Caló, Rodolfo Sciammarella, Alberto Soifer, Juan de Dios Filibert, la musique est reine dans ce film.

Hugo del Caril est la pièce maîtresse de ce film comme acteur et chanteur.

Les prises de vue extérieures nous permettent de découvrir, en outre, la station balnéaire de Mar del Plata, qui eut un rôle dans la diffusion du tango dans la bonne société.

     

                

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La cumparsita

Antonio Momplet, Argentine, 1947

Musique : Alejandro Gutiérrez del Barrio

Avec : Hugo del Carril / Nelly Darén / Aída Alberti / José Olarra

Un journaliste et chanteur de tango est envoyé en zone de guerre et y perd la mémoire.

Ce film ne vaut guère que pour sa partie musicale.

On y entend l'orchestre d'Osmar Maderna, et, outre la Cumparsita de nombreux tangos et milongas : Che Papusa, El Rosal, San Telmo, Mocosita, quatre tangos assez peu connus, du même auteur que la Cumparsita, Gerardo Matos Rodríguez, et El Choclo, El Entrerriano, El Taita de Arrabal, Vea Vea, Garufa, Compadron, El Apache Argentino, Mañana por la Mañana.

     

                

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A Media Luz (Salón Fru Fru)

Antonio Momplet, Mexique, 1947

Musique : Gonzalo Curiel

Avec : Hugo del Carril / Carmen Montejo,

Michel, chanteur de tangos, commence à travailler au cabaret sous chapiteau "Fru-Fru", dont la patronne lui fournit un logement et tombe amoureuse de lui. Michel y triomphe et a une aventure avec Coquitos, l'une des danseuses, ce qui provoque un premier conflit. La situation empire quand la jeune Susana tombe enceinte de lui...

Le premier extrait à pour thème le tango A media luz, le second la milonga El porteñito, le troisième extrait présente le Candombe-Milonga Azabache.

     

                

                

                

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El tango vuelve en

                            Paris

Manuel Romero, Argentine, 1948

Musique : Rodolfo Sciamarella

Avec : Alberto Castillo / Elvira Ríos / Severo Fernández / Fernando Lamas

Un médecin argentin arrive à Paris suivant une chanteuse mexicaine, et se convertit en chanteur de tango.

Ce film est particulièrement intéressant, surtout la séquence ci-dessous, pour plusieurs raisons. D'abord les musiciens furieux d'être obligés de se déguiser en gauchos ; ensuite la gentry présente qui ne veut pas être assimilée à cette "musique" ; la confusion dans l'esprit des parisiens entre le tango et son homologue brésilien, ce qui est assez logique quand on connait l'histoire ; l'évocation peut-être de dentiste brésilien, le Duke qui arrivant à Paris se convertit en professeur de matchiche, puis de tango ; enfin la difficulté à accepter cette danse "triste et lente" pour certains.

Autre intérêt majeur, la présence du chanteur de tango Alberto Castillo, et le côté biographique évident ... il était dans la vraie vie, médecin gynécologique.

     

                

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Mis cinco hijos

Orestes Caviglia y Bernardo Spoliansky, Argentine, 1948

Musique : Juan Ehlert

Avec : Tito Alonso / Pola Alonso / Iris Alonso / Mario Alonso / Héctor Alonso

Le titre fait référence au fait que les cinq frères Alonso,  jouent réellement dans le film.

Incontournable Osvaldo Pugliese qui nous régale ici, avec son orchestre tipica, Roberto Chanel et Alberto Morán au chant, et des interprétations de La Yumba, Adios Bardi, Marionetas, El encopao, Una vez, Cabecita blanca, un vrai festival.

Quelques vers d'Evaristo Carriego viennent également enrichir ce film.

     

                

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Pobre mi madre querida

Homero Manzi, Argentine, 1948

Musique : Alejandro Gutiérrez del Barrio

Avec : Hugo del Carril / Emma Gramatica / Aída Luz / Graciela Lecube

En désaccord avec sa mère et sa sœur, un jeune homme s'éprend d'une femme de mœurs légères.

On note d'abord deux participations emblématiques à l'écriture : Homero Manzi et Pascual Contursi.

Ensuite, Hugo del Caril nous offre une interprétation dansée et chantée de la valse Desde de Alma. On  entend également dans ce film Pobre mi madre querida de Jose Betinoti, Niño bien, Cara sucia, El Entrerriano, El Choclo et la Milonga Sentimental.

     

                

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La rubia Mireya

Manuel Romero, Argentine, 1948

Musique : Rodolfo Sciammarella y Silvio Vernazza ; participation de l'orchestre de Manuel Pizarro et du chanteur Antonio Maida.

Avec : Mecha Ortiz, Fernando Lamas, Elena Lucena y Severo Fernández.

Les malheurs d'une femme mariée à contrecœur, séparée et repoussée par sa fille.

Bien évidemment le titre du film évoque l'égérie de Toulouse Lautrec, partie à Buenos Aires et qui serait à l'origine de ce personnage devenu légendaire. Mais d'autres hypothèses existent concernant ce personnage. A l'époque où la mode et la culture argentine était sous influence française, le prénom Mireille avait été créolisé sous le nom de Mireya. La Mireille de Frédéric Mistral ? Celle de Charles Gounod dans l'opéra Faust ? Quelques inconnues fréquentant le monde de la danse ou du spectacle ? La première apparition argentine de ce patronyme, est celle que l'on trouve dans la sainete " El rey del cabaret ", de Alberto Weisbach y Manuel Romero. Ce dernier reprendra le nom dans les paroles qu'il écrivit pour le tango " Tiempo viejos " de Francisco Canaro.

A noter pendant de longues minutes, la musique de fond durant les dialogues de la scène qui précède ce clip, se déroulant le 14 juillet, on entend en boucle La Marseillaise pour finir avec La Madelon vient nous servir à boire... puis, plus loin dans le film, on revient au tango, avec Mi noche triste, La Payanca et Tiempo viejos.

     

                

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La historia del tango

Manuel Romero, Argentine, 1949

Musique : Francisco Canaro

Sur un thème de : Enrique Cadicamo et Francisco García Jiménez

Avec : Virginia Luque / Fernando Lamas / Tito Lusiardo / Severo Fernández

Le chef d'un orchestre de tango tombe follement amoureux de sa chanteuse. Malheureusement celle-ci se marie avec un autre homme qui finit par l'abandonner. Des années plus tard, alors qu'il est déjà vieux, ses enfants accompliront ses rêves.

L'intérêt de ce film est multiple, en dehors de toute recherche historique sur le tango. D'abord le synopsis, écrit par Enrique Cadicamo, auteur notamment de la "Historia del Tango en París", et par Francisco García Jiménez, deux grands écrivains, poètes et lettristes de tango.

Ensuite, ou peut-être avant, la musicalisation de l'œuvre a été assurée par Francisco Canaro, lui-même. Dans le film, outre la partie chantée par Virginia Luque, on peut entendre les orchestres de Francisco Canaro et Roberto Firpo. Le fil conducteur musical étant le célèbre tango La Morocha.

Enfin la partie danse est assurée par l'excellent acteur-danseur incontournable de l'époque, Tito Lusiardo.

De nombreuses évocation historiques viennent enrichir cette œuvre : Carlos Gardel, Bianco et Bachicha qui firent danser Paris pendant des décennies, etc ...

        

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Alma de bohemio

Julio Saraceni, Argentine, 1949

Musique : Rodolfo Sciammarella

Avec : Alberto Castillo, Fidel Pintos, Lilian Valmar, Lalo Malcolm.

Un entrepreneur (Alberto Castillo) qui fabrique des bandes de caoutchouc, passe ses nuits comme chanteur de tangos dans un cafetín.

C'est un film très représentatif de la période du Péronisme. On y observe clairement ce que certains spécialistes de cette période ont dénommé un "accord de classes". C'est une tentative de conciliation entre les deux classes antagoniques, du point de vue du marxisme, et qui composent le système capitaliste. Alberto Castillo à la fin du film offre une partie de ses actions aux travailleurs de la fabrique et termine en leur chantant un tango qui dit "les patrons et les ouvriers nous pouvons travailler ensemble"...  (le Galicien, 2011). Cité par es.wikipedia.org

Les thèmes musicaux de ce film sont : Y siempre igual / Esta noche me emboracho / Se paso tu cuarto de hora / Alma de bohemio / El cachivachero (Candombe) / Vals del compañero.

A la fin du clip, Alberto Castillo crie en employant le terme de lunfardo " cana " qui signifie police pour faire se terminer la bagarre.

     

                

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Arrabarela

Tulio Demicheli, Argentine, 1950

Musique : Catulo Castillo - Sebastián Piana

Avec : Tita Merello : Felisa / Santiago Gómez Cou : Servando Gómez / Mario Fortuna : Gallito / Raúl del Valle : Domingo Cardozo

Une femme enceinte fuit son époux qui la maltraite et part vivre avec un autre homme. Le fils grandit en ignorant son origine mais après s'être informé il prendra le parti de son père biologique.

Pas de tango dansé dans ce film, mais une évocation intéressante de la banlieue de Buenos Aires, un des lieux d'origine du Tango.

Autre intérêt, la participation de Catulo Castillo et de Sebastián Piana pour la réalisation de la bande musicale. Tita Merello est toujours, à la fois, excellente actrice et chanteuse, sera sacrée en 1990, "Ciudadano Ilustre de la Ciudad Autónoma de Buenos Aires"

     

                

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La barra de la esquina

Julio Saraceni, Argentine, 1950

Musique : Tito Ribero

Avec : Alberto Castillo / María Concepción / César Pepe / Marrone Iván Grondona

Un chanteur qui a acquis une renommée mondiale, revient dans son pays et raconte avec ses amis des épisodes de sa jeunesse.

Ce film sera tourné de nouveau en 1970, sous le nom de "Los muchachos de mi barrio" mais cette version présente l'intérêt d'avoir pour vedette l'acteur et chanteur, Alberto Castillo.

On peut entendre sur la bande son les thèmes : Garufa, Margot, La barra de la esquina, Charol, Luna de arrabal, Sufra, El Entrerriano et la chanson Napolitaine Sensa mama y sensa Amore.

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Con la musica

                 en el alma

Luis Bayón Herrera, Argentine, 1951

Musique : Francisco Canaro

Avec : Francisco Canaro / Andrés Poggio (Toscanito) / Tito Lusiardo

Un gamin (Toscanito), fou de tango, se retrouve à diriger le grant orchestre de Francisco Canaro.

Ce film est basé sur la comédie musicale, Toscanito, d'Homero Manzi et fut tourné en el barrio de Mataderos.

Francisco Canaro à la tête d'un orchestre de 30 musiciens, dont une linea de 8 bandonéons ! Les thèmes : Sentimiento gaucho, Las Violetas, El jardin del Amor, La Tablada, Asi se baila el Tango, Reliquias portenas, El parajo azul, etc..., Con la música en el alma est incontestablement un film musical.

     

                

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Derecho viejo

Manuel Romero, Argentine, 1951

Musique : Sebastián Piana

Avec : Juan José Míguez (Edouardo Arolas), Narciso Ibáñez Menta, Severo Fernández, Nélida Bilbao y Laura Hidalgo.

Ce film s'inspire de la vie d' Eduardo Arolas, surnommé " El Tigre del bandoneón "

Après avoir triomphé comme musicien, Arolas perd l'amour de sa fiancée suite à un piège ourdi par une femme qui s'était intéressée à lui.

Lita et Jose Mendez dansent sur le thème qui a donné son nom à ce film : " Derecho viejo "

     

                

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La parda flora

León Klimovsky, Argentine, 1952

Musique : Sebastián Piana

Avec : Amelia Bence, Carlos Cores, Jacinto Herrera

Basé sur une histoire vraie, ce film nous plonge dans le monde de la traite des blanches à Buenos Aires au début du XXe siècle.

C'est l'histoire d'une femme, au passé douteux, qui tombe amoureuse du fils d'un homme très riche, et très influent auprès de la police et des autorités.

Amelia Bence aurait été doublée pour le chant, mais nul ne peut l'affirmer et de nombreuses hypothèses existent concernant l'origine de la voix que l'on entend...

A la fin du clip ci-dessous, on peut voir une Quebrada, figure caractérisant le tango à son origine, et un tour sous le bras ou Cortico, présenté souvent comme figure de "tango nuevo", mais déjà présent en 1952...

     

                

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Por cuatro días locos

Julio Saraceni, Argentine, 1953

Musique : Rodolfo Sciammarella

Avec : Alberto Castillo, Amalia Sánchez Ariño, Francisco Charmiello, Mario Pugliese

Le héro, Alberto Castillo, est membre d'un orchestre de tango qui rêve de réussir. Arrive d'Espagne sa grand-mère à qui sa famille a fait croire qu'il est un médecin renommé, avec l'objectif de détourner sa fortune. Le héro refuse de rentrer dans la machination, et les intrigues commencent...

Film sauvé par la présence d'Alberto Castillo qui, outre les tangos, chante un Candombe et un Paso Doble ; Rodolfo Sciammarella composa la chanson, sur un rythme de marche, portant le même titre que le film.

     

Dans l'extrait ci-dessous, Alberto Castillo interprète "El Choclo" accompagné par l'orchestre d' Ángel Condercuri.

                

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Mercado de Abasto

Lucas Demare, Argentine, 1955

Musique : Lucio Demare

Avec : Pepe Arias / Tita Merello.

Histoire romantique et comique relatant la rivalité amoureuse de deux rufians, dans le cadre du marché mythique d'Abasto.

Ce marché, considéré comme un des lieux de la naissance du tango, sera transféré en 1984 dans le quartier de Tapiales, dans le sud de Buenos Aires. C'est juste à côté que se situe la calle Carlos Gardel, et un peu plus loin, la maison qu'occupa sa mère, calle Jean Jaures.

Remarquable interprétation de "Se dice de mi" par Tita Morello, accompagnée  par l'orchestre de Francisco Canaro. Irrésistible !

       

                

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Detrás de un largo muro    1958

Lucas Demare, Argentine

Musique : Lucio Demare

avec : Lautaro Murúa : Pedro Maidana / Susana Campos : Rosita / Mario Passano : Andrés /  Juan Carlos Copes et Maria Nueves

Une jeune femme et son père, décide de quitter leur campagne et d'aller tenter leur chance à la ville, où, arrivant dans une maison d'accueil, ne les attend qu'une vie misérable.

Notons la participation pour la musique de Lucio Demare, auteur, entre autres des tangos Malena, Mañana zarpa un barco, Pobre corazón, et des milongas Carnavalito et Negra Maria.

Et Juan Carlos Copes et Maria Nueves nous offrent, dans ce film, une très belle milonga.

     

                

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Nubes de humo   1958

Enrique Carreras, Argentine

Musique : Vlady et participation du grand orchestre de Francisco Canaro

avec : Alberto Castillo, Mercedes Carreras, María Luisa Santés, Francisco Álvarez

Un étudiant passionné de tango qui avait quitté la chanson quand sa carrière s'était terminée, se produit de nouveau.

Le titre du film reprend celui de Manuel Romero, écrit en 1923.

Et ce film est le dernier d'Alberto Castillo, en hommage justement à Manuel Romero. Il a été connu en Espagne sous le titre " Su primer tango ".

     

                

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Del cuple al tango

Julio Saraceni, Argentine, 1959

Musique : Tito Ribero

Avec : Virginia Luque / Tito Lusiardo / Osvaldo Miranda y Fernando Siro.

On peut traduire le titre par "De la chanson populaire au tango". L'intrigue de cette comédie réside dans le récit du combat de la fille d'un célèbre coupletiste de Madrid, pour réussir dans le Tango.

Virginia Luque incarne en fait deux personnages de chanteuse et dans deux styles de musique différents : une même actrice pour deux rôles, Virginia Luque réalisant ainsi une belle performance, en chanteuse comme en actrice.

On retrouve dans ce film comme acteur et danseur, le célèbre Tito Lusiardo, mais également El Pibe Palermo, et on y entend, entre-autres les tangos Desencanto, La mariposa, et la Milonga Sentimental.

       

                

                

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Un guapo del 900

Leopoldo Torre Nilsson, Argentine, 1960

Musique : Mario Mores

Avec : Alfredo Alcón / Arturo García Buhr / Élida Gay Palmer / Lydia Lamaison

Histoire d'un dur à cuire, garde du corps d'un homme politique du début du 20ème siècle, partagé entre l'influence de sa mère et la loyauté qu'il doit à son patron.

Comme dans le film "Del cuple al tango" réalisé un an plus tôt, il est fait appel par le réalisateur, au danseur "El Pibe Palermo".

Il nous régale dans ce film en dansant une milonga, exécutée sur un orchestre recréant les débuts orchestraux de la milonga et du tango,  débuts basés sur les deux instruments de base, la guitare et la flute.

      

                

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Amor en la sombra

Tito Davidson, Mexique, 1960

Musique : Manuel Esperón

Avec : Libertad Lamarque / Yolanda Varela / Enrique Rambal

Après la mort de sa femme, un homme se retrouve libre d'épouser sa jeune maîtresse âgée de trente ans. S'en suit une confrontation entre les deux familles.

Même si le film est mexicain, on y entend de nombreux tangos : Adios pampa mia, Bandoneon arrabalera, Mi Buenos Aires querido, Adios amor, De mi barrio, etc...

Libertad Lamarque y est resplendissante.

     

                

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La Calesita

Hugo del Carril, Argentine 1963

Scénario : Rodolfo Manuel Taboada

Musique : Tito Ribero

Avec Hugo del Carril, Mario Lozano Fanny, Navarro María, Aurelia Bisutti

Histoire basée sur le tango portant le même nom, La Calesita de Cátulo Castillo y Mariano Mores. C'est également une figure de danse bien connue.

Simple histoire d'amour, ce film, cependant évoque un passé peuplé de tangos, de planchadoras et d'organitos.

C'est le premier film argentin tourné en 35 mm pour la télévision, et en quatre épisodes ; il fut joué également au cinéma.

     

                

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Buenas noches,

            Buenos Aires

Hugo del Carril, Argentine, 1964

Musique : Mario Mores

Avec : Beba Bidart / Hugo del Carril / Néstor Fabián / Ramona Galarza

Sorte de spectacle musical en couleur, qui présente essentiellement deux intérêts particuliers.

Troilo apparait dans ce film, et, chose rare, on le voit sourire en jouant et en regardant la prestation des danseurs.

On y découvre, dansant la milonga "La Trampera", Tito Lusiardo, danseur mythique qui nous présente une danse un peu canaille, tête contre tête. Certains lui attribuent la création d'un style particulier aux alentours de 1935. Ce fut un grand danseur, mais surtout un acteur à la filmographie impressionnante. Il fut également un grand ami de Carlos Gardel.

      

                

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Solamente ella

Lucas Demare, Argentine, 1975

Musique : Julián Plaza et Malena chanté par Raoul Lavie

Avec : Susana Rinaldi, Luis Politti, Nora Cullen, María José Demare

Les malheurs personnels d'une jeune femme humble alors même qu'elle triomphe comme chanteuse de tango.

L'objectif du film est surtout de lancer la carrière cinématographique de Susana Rinaldi.

Outre Susana Rinaldi, on notera dans la bande son la présence du chanteur Horacio Quintana et de l'orchestre Sexteto Tango. Le titre reprend celui du tango dont les paroles avaient été écrites par Homero Manzi, en 1944.

     

Le couple mythique formé par Maria Nueves et Juan Carlos Copes dansent deux milongas, la seconde sur l'extrait, inaugurant un nouveau genre : danser sur une table...

                

Dans ce second extrait : Suzana Rinaldi interprète une version originale d' El Choclo

                

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